Les bâtiments dont la construction est antérieure à 1975 sont souvent considérés comme énergivores, c’est-à-dire qu’ils consomment une grande quantité d’énergie pour assurer un confort minimal. Les logements énergivores attirent de moins en moins les acheteurs qui y voient un gouffre financier.

Dévalorisation immobilière des logements énergivores

Une dévalorisation méritée ?

Depuis l’apparition du DPE, les logements énergivores sont pointés du doigt et sont dévalorisés à la vente à cause de l’investissement financier qu’ils représentent.

Un logement inconfortable qui revient cher

Les problèmes d’isolation et les fenêtres simple vitrage favorisent la déperdition de chaleur en hiver. Une aération défaillante ne permet pas de renouveler l’air. L’humidité de certaines pièces peut également caractériser un logement énergivore. L’habitant doit constamment monter le chauffage pour éviter d’avoir froid alors qu’il suffirait de quelques travaux pour le rendre vivable. En n’effectuant pas ces travaux pourtant nécessaires, par souci d’économies, la consommation d’énergie grimpe.

Impact du DPE

Depuis janvier 2011, le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) doit obligatoirement apparaître sur les annonces de location ou de vente immobilières. Dès lors, les logements énergivores ont vu leur cote dégringoler en faveur des habitations aux meilleures performances énergétiques. La dévalorisation varie selon les régions, entre 8 % de perte pour la vente d’un appartement classé F ou G contre 18 % pour une maison. À noter toutefois que si le marché immobilier est tendu, comme à Paris, cette dévalorisation s’atténue.

De l’importance de faire des travaux

Les logements énergivores perdent généralement de la valeur lors de la vente en raison du coût des travaux importants à réaliser. Ils sont aussi plus difficiles à vendre. Pour s’assurer une vente rapide tout en bénéficiant d’une valorisation immobilière, il peut être intéressant de faire quelques travaux.

Revaloriser son bien immobilier

Certains acheteurs sont moins enclins à investir dans un habitat à refaire, et d’autres négocient le prix du bien pour garder une marge de manœuvre pour la rénovation. En moyenne, pour améliorer la performance énergétique totale d’une habitation, il faut compter 30 000 €. Si le vendeur décide d’effectuer les travaux avant la vente, il peut voir son logement revalorisé de 5 % lorsque le DPE monte d’un palier. Il faut donc vérifier le gain à tirer si on réalise les travaux avant de vendre son logement, tout en gardant en tête que des aides financières existent.

Des aides pour les travaux

Dans un souci environnemental, la rénovation énergétique est encouragée par de nombreuses aides financières, comme l’éco-prêt à taux zéro (PTZ) ou le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE), entre autres. C’est donc le moment idéal pour effectuer quelques travaux, d’autant qu’à partir de 2030, la rénovation énergétique deviendra obligatoire pour les logements énergivores mis en vente.

 

Pour aller plus loin : 

Sur le même thème