Vous êtes propriétaire de votre maison ou désireux de le devenir prochainement ? Dans les deux cas, vous devez faire attention à la consommation énergétique de votre (peut-être future) habitation. L’enjeu ? Éviter que votre maison soit un logement énergivore pour ne pas voir votre facture énergétique trop élevée.

Logement énergivore

Logement énergivore : définition

Vous avez une sensation de froid lorsque vous touchez les murs de votre maison ? Attention : cela peut vous indiquer que votre logement est mal isolé. Or, la mauvaise isolation d’une habitation implique obligatoirement :

  • Le besoin de chauffer plus que de raison son intérieur en hiver ;
  • L’utilisation intensive de la climatisation en été.

Ces deux points ont alors une incidence non-négligeable sur le montant de votre facture énergétique car vous êtes obligé de réaliser de grosses dépenses en chauffage et climatisation. C’est le signe que vous vivez dans un logement énergivore.

Ces passoires énergétiques sont présentes partout en France. Même si la région PACA compte le moins de logements énergivores, il reste énormément d’habitations concernées par ces problèmes d’isolation partout en France.

Identifier les logements énergivores : comment procéder ?

Toutes les habitations qui ont des problèmes d’isolation ne sont pas obligatoirement des passoires énergétiques. Voici deux points à prendre en compte.

Une date à connaître : l’année de construction de son logement

L’année durant laquelle a été construite une habitation est une bonne indication pour repérer un logement énergivore. Pourquoi ? D’abord car les techniques d’isolation thermique n’existaient presque pas avant 1949. Le chauffage au fioul, au charbon ou encore au bois, aidé d’une utilisation de matériaux lourds pour la construction des murs, permettait de chauffer suffisamment les intérieurs à cette époque. Ensuite car les premières réglementations thermiques ont été mises en place à partir de 1975 : les maisons et appartements construits à partir de cette année étaient soumis à la première loi de réglementation thermique, la loi n°74-908 datant du 29 octobre 1978.

À retenir donc : les habitations construites entre 1949 et 1975 seraient les principaux logements énergivores.

Le diagnostic de performance énergétique (DPE)

Faire réaliser un diagnostic de performance énergétique par un professionnel certifié permet d’estimer :

  • La consommation d’énergie du logement ;
  • Les émissions de gaz à effet de serre qui en résultent.

Pour rendre les résultats de ce diagnostic accessible au grand public, une étiquette énergie et une étiquette climat ont été créées. La première, l’étiquette énergie, permet de se rendre compte immédiatement de la qualité énergétique du logement selon un système de classement allant de A (les moins énergivores) à G (les moins économes en énergie). Les logements pouvant être qualifiés de passoire énergétique se situent de E à G.

Bon à savoir : il est possible d’obtenir des aides financières pour réaliser des travaux de rénovation énergétique, tels que le CITE, l’éco-prêt à taux zéro ou les aides de l’Anah et des collectivités territoriales.

 

Pour aller plus loin : 

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