Raffineries bloquées, stations-essence fermées, file d’attente à la pompe : risque-t-on une pénurie d’essence et de fioul ? Quelles sont les régions les plus touchées ? Le point sur la situation avec L’énergie tout compris.

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Pénurie d’essence : les actions se poursuivent

Mardi 24 mai, de nombreux dépôts d’essence et raffineries de pétrole sont toujours bloqués par des opposants à la loi Travail qui poursuivent leurs actions tandis que les organisations syndicales, notamment CGT et FO, maintiennent leur appel à la grève.

Après un week-end agité par ces divers mouvements de contestation à travers le pays, les Français se précipitent sur les pompes pour ne pas tomber en panne sèche et rencontrent parfois des difficultés pour faire le plein. Près de 1 600 stations-essence sur 12 000 sont en rupture partielle (environ 800) ou totale de stock (816) ce matin, alors que 6 raffineries de pétrole sur 8 étaient toujours bloquées. Au moins trois sites étaient en arrêt total, tandis que plusieurs autres fonctionnaient à un rythme réduit.

Grand Ouest : des stations-essence en rupture de stock

Le Grand Ouest a été touché en premier et des stations-essence étaient déjà fermées samedi en raison d’une rupture de stock de carburant, notamment en Ille-et-Vilaine, dans l’Eure, la Seine-Maritime et la Manche. Les Parisiens rencontraient également des difficultés pour faire le plein ce mardi matin et des files d’attente se formaient dans les stations-essence.

Certaines préfectures ont pris des mesures en interdisant la vente de carburant en bidon (Calvados, Sarthe, Seine-Maritime) ou encore en limitant la vente d’essence à 20 ou 30 litres par véhicule (Ille-et-Vilaine, Finistère, Côtes-d’Armor, Orne, Eure, Loire-Atlantique, Mayenne et Vendée).

Qu’en est-il du fioul ?

Le fioul domestique est également impacté par le mouvement social. En conséquence, les engagements de délai de livraison risquent de ne pas être honorés.

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