Il y a un peu plus d’un an, le 22 juillet 2015, la loi de transition énergétique était adoptée. Ce faisant, elle entérinait la volonté du gouvernement d’œuvrer en faveur d’une consommation énergétique plus raisonnée et pour le développement de sources d’énergies vertes.

Où en est-on aujourd’hui ? Quelles sont les actions mises en place et quels sont les principaux points sur lesquels le gouvernement est attendu ?

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Loi de transition énergétique : qu’est-ce qui a changé ?

De nombreux changements et évolutions ont vu le jour depuis la promulgation de la loi pour la transition énergétique le 17 août 2015 et notamment :

  • La suppression des sacs en plastique à usage unique depuis le 1er juillet 2016 ;
  • Le déploiement des compteurs électriques intelligents Linky qui devraient permettre aux consommateurs d’améliorer le suivi de leur consommation électrique ;
  • L’obsolescence programmée, c’est-à-dire le fait de concevoir un produit à la durée de vie sciemment limitée afin d’inciter le consommateur à racheter un autre produit, est à présent pénalisée ;
  • La mise en place d’un bonus pour l’achat de véhicule électrique en remplacement d’une voiture au diesel.

Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, a par ailleurs indiqué que le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) aurait engendré à minima 5 milliards d’euros de travaux. Pour rappel, le CITE permet de bénéficier d’une réduction d’impôt de 30 % appliquée sur le coût des travaux de rénovation énergétique.

Le nucléaire, l’emploi et la rénovation énergétique à la traîne

D’ici 2025, la France devrait, selon les objectifs fixés par la loi de transition énergétique, faire passer la part de l’électricité produite grâce au nucléaire de 75 à 50 %. Toutefois, l’atteinte de cet objectif semble fortement compromise en raison de l’absence de prise de décision franche du gouvernement. En effet, pour l’heure, seule la fermeture de la centrale de Fessenheim a été annoncée et programmée pour 2018.

La rénovation énergétique des bâtiments pose également problème. Le nombre de projets est pour l’instant loin du quota des 500 000 rénovations par an à effectuer à partir de 2017.

L’emploi dans le secteur des énergies présente également des résultats en demi-teinte. Le gouvernement indique que 20 000 emplois liés à la croissance verte ont vu le jour ou ont été maintenus là où les objectifs concernaient au moins 100 000 postes. Ces emplois concernent essentiellement les secteurs de l’isolation, du solaire, de l’éolien mais aussi l’individualisation des frais de chauffage.

Rappel : les objectifs de la loi de transition énergétique

La loi de transition énergétique fixe des objectifs relativement ambitieux pour l’avenir énergétique de la France, à savoir :

  • porter à 32% la part des énergies renouvelables dans notre consommation énergétique ;
  • réduire à 50% la part du nucléaire dans la production d‘électricité ;
  • diminuer de 40% les émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030 et les diviser par 4 d’ici 2050 ;
  • réduire de 30% la consommation française d’énergie fossile d’ici 2030 ;
  • diviser de moitié notre consommation énergétique finale d’ici 2050.

En parallèle, elle vise également à faire diminuer la facture énergétique des foyers français sur le long terme.

Les évolutions de la France suite à la promulgation de la loi de transition énergétique sont encourageantes. Toutefois, il apparaît clairement que davantage de décisions concrètes doivent être prises afin de remplir les objectifs fixés. Les échéances ne sont en effet plus si lointaines.

 

Pour aller plus loin :