C’est une grande avancée dans le secteur des énergies renouvelables : le chauffage au bois revient à Paris. L’énergie tout compris vous en dit plus sur la nouvelle chaudière biomasse XXL inaugurée le 10 mars dernier à Saint-Ouen. Profitez d'un pellet de qualité supérieure en demandant un devis à notre partenaire TOTAL Pellet Premier.

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Une énergie renouvelable à Paris

Prenant le tournant des énergies renouvelables, la ville de Paris profitera désormais d’un chauffage urbain alimenté de moitié par la biomasse, abandonnant progressivement les énergies fossiles.

Comment se chauffer au bois à Paris ?

La Compagnie parisienne de chauffage urbain, CPCU, a mis en place une chaudière XXL fonctionnant à l’aide de la biomasse. Concrètement, des granulés de bois sont entreposés dans 5 grands silos. Une galerie longue d’un kilomètre assure ensuite la liaison entre la plateforme et la chaudière, qui se trouve à l’opposé de la ZAC des docks. Quelques mètres avant d’entrer dans le brûleur, le charbon est mélangé aux granulés afin d’alimenter la chaudière.

Chauffage au bois à Paris : une alimentation à 50-50

Pour le moment, toutes les chaudières ne sont pas encore compatibles avec la biomasse, c’est pourquoi le réseau de chauffage urbain est alimenté à hauteur de 50 % seulement par les énergies renouvelables. Par ailleurs, la filière bois française n’a pas été en mesure de répondre aux importants besoins de la ville, qui a ainsi fait appel aux États-Unis pour fournir ses granulés de bois. Dans les prochaines années, l’usage industriel de ces granulés devra être pris en compte dans la production française pour favoriser l’économie locale.

Avantages et progrès à faire pour le chauffage au bois à Paris

La mise en place du chauffage au bois à Paris représente un signal fort de l’engagement vers la transition énergétique.

Les avantages de se chauffer au bois à Paris

Fournissant le chauffage à 500 000 logements à Paris et sa banlieue, la CPCU a investi 75 millions d’euros pour financer cette chaudière biomasse. Le remplacement de la moitié du charbon par les granulés de bois permettra d’éviter de rejeter 300 000 tonnes de CO2 dans l’air chaque année. D’autre part, d’un point de vue architectural, le site de la CPCU est installé à proximité d’un écoquartier : il a ainsi vocation à s’intégrer parfaitement dans le paysage urbain, malgré de grosses installations.

Les progrès à venir

L’inauguration du site de Saint-Ouen n’est qu’une première étape vers davantage de projets écoresponsables. Dans les prochains temps, le président de la CPCU espère par exemple pouvoir utiliser 60 % de biomasse pour que les Parisiens puissent se chauffer au bois. En région parisienne, plusieurs communes ont choisi de faire un pas vers l’énergie verte. Ivry-sur-Seine a démarré en décembre dernier ses premiers forages géothermiques, tandis que le campus de Paris-Sarclay devrait être doté d’un réseau de géothermie pour récupérer l’énergie présente dans les grands équipements de recherche.

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