Le 1er juillet 2014, à l’occasion du Colloque national Biomasse organisé par le Syndicat des énergies renouvelables et France Biomasse, la ministre de L’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, Ségolène Royal, s’est prononcée sur le développement de la filière bois en France, et notamment du chauffage au bois.

Le potentiel de la filière bois
Le gouvernement veut privilégier la filière bois pour le chauffage

Lors de son discours d’inauguration, la ministre a rappelé que le bois faisait partie des ressources naturelles vers lesquelles la France doit se tourner pour réussir son projet de transition énergétique.

Le bois présente en effet de nombreux avantages. Il s’agit d’une ressource abondante sur le territoire français, produisant peu de CO² et qui pourrait contribuer de manière significative au dynamisme du marché de l’emploi. Grâce au déploiement de la filière bois en France, environ 85 000 emplois pourraient voir le jour d’ici 2015 selon la ministre.

Cette ressource, qui est la première source d’énergie renouvelable utilisée en France (elle produit 80 % de la chaleur), contribuera, toujours selon les dires de la ministre, à atteindre une certaine autonomie énergétique et permettra d’améliorer la balance commerciale du pays.

Les axes de développement pour la filière bois

D’après Ségolène Royal, un certain nombre de problématiques doivent être résolues pour que la filière bois puisse pleinement prendre son essor :

  • La préservation de la qualité de l’air, qui doit passer par la diminution des particules fines émises par chauffage au moyen de foyers ouverts et par la révision des chartes Flamme Verte ;
  • La sensibilisation des propriétaires de forêts privées sur la valeur de leur bien et les inciter à faire usage de ces ressources naturelles ;
  • La limitation des conflits relatifs à l’usage des sols et des ressources ;
  • La mobilisation de tous les gisements, de la biomasse forestière à la biomasse agricole, en passant par les déchets de bois ;
  • La limitation du gaspillage de cette ressource.

La ministre prône par ailleurs l’accélération du déploiement de chaufferies collectives biomasse dans les logements et dans les collectivités.

Enfin, de nouveaux prêts mis en place par la Caisse des dépôts, allant jusqu’à 5 millions d’euros et pouvant être amortis sur une période de 20 à 40 ans sans apport initial, contribueront à financer les équipements. À cela devrait s’ajouter un renforcement du fonds chaleur de l’Ademe, qui sera doublé en l’espace de trois ans, et la simplification du crédit d’impôt développement durable

L’objectif est d’atteindre par le biais de la construction et de la rénovation, le pallier de 9 millions de foyers équipés d’un système de chauffage au bois contre 7,4 millions aujourd’hui.

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